Les lasers et la radiofréquence pour le traitement de la cellulite et du relâchement cutané

Longtemps caché, le corps fait aujourd’hui l’objet d’une demande de plus en plus formulée et insistante de la part de nos patients hommes ou femmes car cette interface avec le milieu extérieur ne représente pas seulement une enveloppe protectrice mais un symbole de l’individu, une image reflétant la bonne santé et la jeunesse.
Donc notre enveloppe reste notre plus belle parure…

Initialement, le dermatologue s’est attaché à traiter les troubles de couleurs tels que rougeurs du visage du cou et du décolleté, varicosités des membres inférieurs, taches pigmentées disgracieuses. Actuellement, les progrès techniques sont tels que les plans profonds peuvent être traités : relâchement de la peau, surcharge graisseuse, cellulite. Ainsi, nos connaissances du fonctionnement profond de la peau ont-elles été exploitées pour stimuler les processus de réparation des fibroblastes dans le derme mais aussi dans l’hypoderme, repoussant de plus en plus loin les limites de nos possibilités thérapeutiques.
En Amérique du Nord, les procédures non chirurgicales représentent désormais 80% des procédures en esthétique.

Notre responsabilité est de proposer des moyens thérapeutiques efficaces, sûrs et planifiés dans le temps. Car le dermatologue connaît la peau, ses capacités de défense et à contrario, ses réactions parfois néfastes
Nos progrès actuels sont le fruit d’une recherche active et d’une coopération entre physiciens, industriels et dermatologues passionnés…

Principe

L’idée est simple :
l’application à la surface de la peau de particules de lumière, de longueurs d’ondes variables, de temps d’impulsion différents crée une énergie thermique qui diffuse dans le derme et les tissus sous-cutanés, induisant entre autres, dans les fibroblastes, « cellules reine » de l’organisme et de la peau en particulier, une fabrication de fibres de collagène et de fibres élastiques de bonne qualité.
Nos résultats cliniques, appréciés par les photographies, certes sujettes à caution, ont été confirmés par des techniques objectives telles que les échographies de la peau et les biopsies de peau.

Initialement, les effets bénéfiques de l’application d’une source lumineuse à la peau avaient été notés pour le relissage au laser ablatif CO².
En effet, lorsque le collagène est chauffé à 65-75 °C, la triple hélice formant le collagène est dénaturée avec une contraction secondaire et formation de polymères plus courts. Il en résulte une activation des fibroblastes et une déposition de nouveau collagène.
Cependant, les caractéristiques de la peau du corps et ses capacités de cicatrisation sont différentes de celles du visage et du cou du fait de la réduction en unités pilo-sébacées; l’utilisation des lasers ablatifs induisant des températures élevées et une désépidermisation n’est donc pas conseillée.
Les techniques non ablatives ont progressé et il est démontré qu’elles produisent le même effet de stimulation des fibroblastes.
L’épaisseur de la peau du corps impose d’utiliser des lasers infrarouges et proches infrarouges, dont la longueur d’ondes est plus élevée et donc la pénétration plus profonde.
Actuellement le laser le plus utilisé, car très efficace et d’une grande sécurité, est le FRAXEL : il délivre des impacts en mode fractionné permettant de traiter toutes les zones du corps car, par séance, 20 à 35 % de la surface cutanée sont traités par les « micro zones thermiques » de quelques centaines de microns.
Pour traiter les plans profonds ces lasers peuvent être associés à la radiofréquence.

La Radiofréquence (RF)

La radiofréquence  est une énergie électromagnétique qui varie de 3 kHz à 7 MHz pour les derniers appareils du marché. Les ondes  de radiofréquence ne ciblent  aucun chromophore, contrairement aux Lasers et Lumières pulsées; l’application de Radiofréquence sur la peau entraîne une vibration électronique qui produit également une quantité de chaleur dépendant de l’intensité du courant, du temps et de l’impédance des tissus, donc de leurs  propriétés électriques (loi d’Ohm). L’avantage de la RF est de pouvoir descendre dans les plans profonds, tout autant que les structures traversées soient protégées.

Les progrès

L’évolution de toutes nos techniques se fait délibérément vers la sécurité, en proposant des appareils qui ont fait l’objet de travaux reproductibles par des équipes différentes et en limitant le risque de cicatrices et d’infection en post acte.
La prise en compte de la douleur, des effets secondaires et en particulier de l’indisponibilité socioprofessionnelle, fait que, les traitements sont réalisés en plusieurs séances, selon des techniques dites « fractionnées » où l’on traite par micro zones, en respectant les structures impliquées dans le processus de réparation de la peau que sont les follicules pilo-sébacés.

Les indications

Les différents appareils commercialisés, leur association dans le temps et les  programmes de traitement selon les zones du corps, font toujours débat…

Il faut distinguer l’aspect de la peau : les troubles de la couleur, rougeurs, varicosités, hyperpigmentation et leur nature dermatologique, mais aussi la texture, la perte d’élasticité, le degré de finesse et de déshydratation, le relâchement des plans profonds, la surcharge graisseuse associée.
Les indications sont très nombreuses et les particularités techniques seront abordées pour chaque zone:
-décolleté et cou : risque cicatriciel important et utilisation de fluences plus faibles et de lasers fractionnés non ablatifs, lasers vasculaires et pigmentaires largement utilisés
-mains : même problème et traitement combiné aux injectables pour hydrater et volumer
-coudes et genoux : hyperlaxité et surcharge graisseuse associées d’où l’utilisation de laser non ablatifs et de RF.
-bras : relâchement des plans profonds nécessitant des machines puissantes
-face interne des cuisses
-cellulite: le degré de fibrose ou d’infiltration, l’importance du pannicule adipeux conditionnent le type de machine à utiliser.

Les appareils disponibles

Les lasers appliqués en externe

- Le GentleYag® 1064nm, long pulse
- Le Titan®: 1100-1800nm
- Le Smoothbeam®: 1450 nm, limité aux zones de petite taille car les spotssont de 6 mm
- Le Smoothshape®: aspiration, 915nm et 650 nm.

La Radiofréquence

- Le Thermage® est le premier appareil de radiofréquence mono polaire développé; il a obtenu l’agrément de la FDA en 2002 pour la remise en tension cutané du visage, du cou et du corps.

- Le Velashape® est une RF bipolaire associée à l’aspiration et aux lasers IR. L’application du laser IR préchauffe le tissu cible et modifie l’impédance c'est-à-dire la conductivité, permettant une meilleure pénétration du courant de RF.

Autres appareils de Radiofréquence : Tripollar® (Regen), Aluma® (Lumenis), Accent XL® et Accent XL® (Bio Tech Medical Technomogies). La liste n’est pas exhaustive.

Les ultrasons et la cryolipolyse agissent sur les surcharges graisseuses modérées et localisées mais sont un réel apport dans notre arsenal thérapeutique.

Protocole de traitement

Le nombre de séances varie de 1 à 15 séances en fonction de l’ancienneté et de l’importance des signes et des machines utilisées….

La surcharge graisseuse profonde n’est pas une indication de ces techniques qui restent superficielles.

Les séances d’entretien sont conseillées une à deux fois par an selon l’âge.
Un comportement raisonné vis-à-vis du soleil et des facteurs de risque de vieillissement est conseillé.

Les résultats

Rapides (1 à 2 mois), pour tout ce qui concerne les altérations superficielles de couleur grâce à des lasers pigmentaires et vasculaires ultra perfectionnés, plus lents pour les rides et ridules et l’hyper laxité: on obtient une diminution significative des irrégularités de surface et une amélioration de la texture et de la laxité de la peau en 3 à 6 mois.
Selon les zones du corps, le nombre de séances est très variable: la réponse est meilleure pour l’abdomen, tardive pour la face interne des bras où le photo vieillissement est majeur et s’associe à l’hyper laxité musculaire.

La gestion des attentes des patients est capitale…
Il est donc indispensable de pouvoir planifier le programme de traitement.

L’évaluation de nos traitements par des techniques précises telles que l’échographie de haute résolution a montré une amélioration du derme et de l’hypoderme.
La résonance magnétique nucléaire est également une technique prometteuse pour évaluer l’efficacité de nos appareils.
Les histologies de peau démontrent le potentiel de réparation de la peau avec création de nouvelles fibres de collagène et de fibres élastiques à nouveau fonctionnelles.

Retente cutanée par laser infrarouge GentleYAG patiente de 21 ans avant et après 4 séances

 Retente cutanée par laser infrarouge GentleYAG patiente de 21 ans avant et après 4 séances

Retente cutanée par laser infrarouge GentleYAG patiente de 21 ans avant et après 4 séances

Patiente de 62 ans après 10 séances de Velashape

Comparaison après 3 séances de Fraxel – Remodelage

Avant

Après 3 séances

Avant
Après 3 séances

Traitement de la cellulite par le laser et la radiofréquence

1/ Qu’est-ce que la cellulite ?

 

C’est le phénomène bien connu de la « peau d’orange » qui touche 95 à 98 % des femmes.
Les modifications anatomiques sont de mieux en mieux connues.
La cellulite comporte, à des degrés divers :
   - une augmentation de volume des lobules de graisse sous la peau (l’hypoderme),
   - une fibrose des cloisons de conjonctif entre les lobules adipeux,
   - une rétention d’eau emprisonnée entre les lobules, influencée par les modifications hormonales du cycle
   - et un vieillissement de la peau sus-jacente.


De nombreux traitements ont été proposés dont les plus efficaces tels que l’endermologie ou la mésothérapie nécessitent un entretien permanent.

 

L’élément essentiel sur lequel agissent les lasers et la radiofréquence est la fibrose des cloisons de tissu conjonctif entre les lobules de graisse et le collagène de la jonction dermo-hypodermique.

 

Ces nouveaux traitements stimulent la formation de néo-collagène mais les actions sur le tissu graisseux lui-même font l’objet d’études

2/ Quels types de laser doivent être utilisés ?

 

Depuis quelques années, les lasers infrarouges (1064 nm et 1450 nm) sont mis à disposition pour traiter le vieillissement de la peau. Ils peuvent également atteindre l’hypoderme donc la cellulite.

 

Les lasers infrarouges peuvent être associés à la radiofréquence uni ou bi polaire.

 

Les lasers associés ou pas à la radiofréquence doivent être puissants pour arriver à atteindre l’hypoderme tout en protégeant la peau afin de ne pas la léser ainsi que les tissus profonds comme le muscle afin de ne pas provoquer de rétraction.



Les appareils qui ont fait l’objet de publications scientifiques sont les suivants : le GentleYag, le Velasmooth, le Velashape, le Titan; la liste n’est pas exhaustive.

 

Les ultrasons thérapeutiques (Ultrashape) ne sont pas des lasers ni de la radiofréquence, ils agissent en détruisant la membrane des cellules graisseuses et peuvent être associés aux techniques précédentes.

3/ Est-ce efficace ?

 

Oui : les résultats après traitement ont fait l’objet de publications scientifiques, dans lesquelles les résultats sont évalués par des photographies, des échographies et des biopsies de peau.

 

Lorsque les machines sont puissantes et selon les études, en réalisant une séance tout les 15 jours en moyenne, le traitement réduit de façon significative le phénomène de la peau d’orange.

 

L’action spécifique de ces traitements est complexe: les lasers infrarouges et la radiofréquence agissent en provoquant une augmentation de température de l’hypoderme qui déclenche un processus de modification du collagène rigidifié entre les lobules adipeux. La résultante est la formation d’un néo-collagène, plus souple, une densification du derme et une réduction du phénomène de peau d’orange.

 

Votre praticien décidera lors de la consultation préalable du type de machine à utiliser et du nombre de séances en fonction de l’importance de la cellulite.

 

4/ A qui s’adresse ce traitement ?

 

Ce traitement s’adresse à toutes les femmes qui présentent une cellulite ancienne et rebelle aux autres traitements.

 

Toutes les zones du corps peuvent être traitées : les cuisses, les bras, l’abdomen, les flancs.

 

Bien entendu l’activité physique régulière et l’hygiène alimentaire (limiter les sucres d’absorption rapide et les régimes riches en graisse) sont conseillés pour éviter les récidives.

5/ Le déroulement de la séance

 

La pièce à main du laser ou de l’appareil de radiofréquence est appliquée sur la peau de telle sorte que l’on obtienne à la fin de la séance, une rougeur progressive et modérée de toute la surface traitée.
La séance n’est pas douloureuse sauf dans quelques zones particulières (sous le pli fessier, et à la face interne des genoux); il est possible de faire précéder le traitement de crème anesthésiante sous pansement occlusif.

 

Après la séance, une crème apaisante est appliquée.

 

Les expositions solaires sont déconseillées pendant 48 heures ou plus si la rougeur persiste.

 

La prise de substance photosensibilisante (bêta carotène) est contre indiquée pour éviter les hyperpigmentations post inflammatoires.

6/ Est-ce vraiment définitif ?

 

Le recul sur cette technique est de 4 ans. Après un traitement initial de 3 à 10 séances selon l’importance de la cellulite, il est conseillé de faire 2 ou 3 séances d’entretien par an.

 

En effet les modifications de la peau se poursuivent à cause du vieillissement des tissus et selon les patientes, le relâchement cutané peut se développer de façon plus ou moins importante.

 

Il faut insister sur le rôle aggravant des expositions solaires en général dans le vieillissement de toutes les structures de la peau et dans l’aggravation de la cellulite.

 

7/ Les risques

 

Ils sont de deux types :

 

- l’absence d’efficacité liée à une machine peu puissante
- la survenue de taches brunes en cas d’exposition solaire trop précoce après la séance
- enfin, celui de brûlures plus ou moins superficielles liées à un mauvais réglage de la machine

 

8/ Les contre-indications

 

- La grossesse en application du principe de précaution.
- Les contre- indications d’ordre local : infections, inflammation de la zone à traiter.

 

L’insuffisance veineuse avec présence de varicosités n’est pas une contre-indication car les lasers infrarouges améliorent toujours les varicosités.

 

9/ Par qui ?

 

Par les médecins spécialistes de la peau et spécialisés également dans la pratique des lasers et de la radiofréquence.

 

10/ A quel rythme ?

 

Le rythme des séances dépend du type des machines qu’on utilise, de l’existence de rétention d’eau ou d’un vieillissement de la peau prédominant. Compter une séance tous les 15 jours en moyenne, ou toutes les 3 semaines, en traitement d’attaque afin d’obtenir des résultats rapidement visibles.

 

11/ Qu’attendre du traitement ?

 

La peau d’orange est de moins en moins visible, les tissus sont plus toniques et la peau plus élastique.

 

La circonférence des bras ou des cuisses est diminuée.

 

Cependant, la réactivité des tissus est variable selon les individus et le nombre de séances ne peut être prévu de façon formelle.

 

Avant tout traitement, une consultation médicale approfondie permettra :

- de dépister les lésions de la peau qui peuvent contre indiquer les lasers (grains de beauté, lésions dermatologiques diverses).
- de vous expliquer la technique en détail ; un devis et une fiche d’information vous seront remis.

Conclusion

Le rôle du dermatologue, spécialiste de la peau, est de choisir parmi les techniques disponibles celles qui seront les plus sûres, les plus efficaces mais la prolifération des machines sur le marché nécessite une mise à niveau des connaissances très régulière et une vigilance accrue.
L’hyperspécialisation du dermatologue en esthétique doit passer par un approfondissement des connaissances fondamentales, bases de nos progrès car connaître les capacités de la peau, ses processus profonds de réparation sont les garants de notre efficacité dans les traitements à venir.

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